La démarche de Karine Léger passe par une nécessité première de déconstruire pour mieux ériger les fondations d’une reconstruction introspective. Dans l’atelier, des photographies et des bouts de papier découpés s’accumulent sur sa table de travail. Les nouvelles formes ainsi créées et minutieusement choisies pour leurs couleurs et leurs textures sont déplacées, replacées, échangées, assemblées, toujours en recherche d’équilibre.

Ce processus, ce jeu de création permet à Karine Léger de jeter doucement les bases de son prochain tableau, sans rien brusquer. Elle ne s’arrête qu’à l’atteinte de ce précieux équilibre. Bien qu’elle ait choisi de fixer sa composition dans son cahier, elle se garde la liberté de s’en détacher en respectant la toile.

La superposition d’images et de couches d’acrylique en transparence font naître des formes géométriques qui rappellent des éléments de la nature. Abstraites mais évocatrices, ses compositions épurées laissent place à l’interprétation de celui qui les regarde.